LA  MAÇONNERIE  DISSÉQUÉE


1730 - La Maçonnerie disséquée


L’ouvrage parut à Londres, en 1730, au prix de six pence, sous le titreo: La Maçonnerie disséquée : relation universelle et authentique de toutes ses branches, des origines jus­qu’au temps présent. 


Son auteur était un certain Samuel Prichard, « ancien membre d’une Loge constituée ».

 

La parution du recueil – trente-deux pages –, première divulgation publique des catéchismes maçonniques des trois grades d’apprenti, de compagnon, et de maî­tre maçon fit l’effet d’une bombe au sein de la Grande Loge de Londres. 


Un pseudo-maçon, dont on ne savait rien – et dont on ne sait toujours rien –, se permettait ainsi de révéler des secrets jusque là seulement dispensés aux adeptes de la Maçonnerie. 


Des mesures furent alors prises dans les loges londoniennes en vue de dérouter les profanes trop curieux – inversion des colonnes Jakin et Boaz, modification des mots sacrés, etc., à seule fin d’écarter les profanes des temples.


Comme dans tous les « catéchismes » maçonniques, les différentes parties de l’ouvrage sont composées de questions et de réponses. 


Si beaucoup d‘entre elles se trouvaient déjà dans les Old Char­ges (Anciens Devoirs), d’autres, qui con­cernent le grade de maître maçon, sont originales, et permettent de relever les bases de la Maîtrise spéculative, en décou­vrant la première narration cohérente de la Légende d’Hiram. 


Conclu­sion inattendue de l’auteur : 


« De toutes les impostures qui sont apparues au cours de l’histoire humaine, aucune n’est aussi ridicule que le secret de la Maçonnerie, qui a amusé le monde, et provoqué toutes sortes d’interprétations.


« […] Le vieil édifice est si délabré qu’à moins d’être restauré au moyen de quelque secret caché, il sera bientôt anéanti… »

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© Guy Chassagnard 2019