LA  TOUR  DE  BABEL


- 2542 - L’aventure de la tour de Babel


Si l’on en croit le Livre de la Genèse (11:1-9), les descendants d’Adam, de Caïn et de Noé s’installèrent au pays de Schinear où ils entreprirent de construire une ville et une tour dont le sommet devait « toucher » le ciel. Mais l’Éternel con­fondit leur langage « afin qu’ils n’entendent plus la langue des uns et des autres ». Ainsi est relatée l’histoire de la tour de Babel – que l’on compare souvent à un « ziggourat » de Mé­so­potamie.

La tour de Babel a-t-elle réellement, ou non, existé ? Les francs-maçons d’aujourd’hui ne s’en préoccupent guère. Pourtant, leurs ancêtres opératifs s’y sont souvent référés, non sur le plan symbolique, reposant sur des notions de vanité ou d’orgueil, mais dans le cadre d’une Histoire du monde liée intimement au métier des bâtisseurs.

Il est question de la tour de Babel dans le Manuscrit Regius (1390), premier des Anciens Devoirs, ainsi que dans le Manuscrit Cooke (1410) et la Maçonnerie disséquée de Samuel Prichard (1730), d’où proviennent ces lignes :

« L’institution originelle de la Maçonnerie constitue le fondement des Arts libéraux et des Sciences, mais plus spécialement du cinquième, en l’occurrence de la Géométrie. 

« Ainsi lors de la construction de la tour de Babel l’Art et le Mystère de la Maçonnerie ont été mis en œuvre pour la première fois, puis transmis par Euclide, qui les communiqua à Hiram, le Maître maçon attaché à la construction du Temple de Salomon, qui se trouvait être un excellent et singulier maçon, travaillant sous les ordres du Grand Maître Hiram, dont le nom était Mannon Grecus [Naymus Græcus], qui enseigna la Maçonnerie à Carolos Marcil [Charles Martel] en France. » 

Que voilà un bel exemple d’histoire appliquée…

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© Guy Chassagnard 2019